
Le bois demeure l’un des matériaux de construction les plus fascinants et les plus complexes à caractériser. Matériau naturel par excellence, il présente une variabilité intrinsèque qui influence directement ses propriétés mécaniques. Cette variabilité, loin d’être un défaut, constitue une richesse qui permet d’adapter chaque essence à des usages spécifiques en fonction de ses caractéristiques de résistance, de densité et d’élasticité. Comprendre ces propriétés s’avère essentiel pour les professionnels du bâtiment, les ingénieurs et les architectes qui souhaitent optimiser l’utilisation du bois dans leurs projets structurels.
Résistance mécanique du bois : contraintes de flexion, compression et traction
La résistance mécanique du bois se caractérise par sa capacité à supporter différents types de sollicitations sans se rompre. Cette propriété fondamentale varie considérablement selon l’orientation des fibres, l’essence considérée et les conditions environnementales. Le bois présente un comportement anisotrope marqué, ce qui signifie que ses propriétés diffèrent selon la direction de la sollicitation par rapport au fil du bois.
Module de rupture en flexion selon les essences européennes
La résistance en flexion constitue l’une des propriétés mécaniques les plus importantes pour les applications structurelles. Les essences européennes présentent des valeurs remarquablement variables selon leur nature botanique et leur densité. Le frêne se distingue particulièrement avec une contrainte de rupture en flexion de 113 MPa, suivi du noyer avec 117 MPa et du hêtre avec 107 MPa.
Ces valeurs élevées s’expliquent par la structure anatomique spécifique de ces essences feuillues, caractérisée par des fibres longues et une proportion importante de cellulose. À titre comparatif, les résineux comme le mélèze atteignent 93 MPa, tandis que le peuplier ne dépasse guère 65 MPa, reflétant sa nature de bois tendre.
Contrainte de compression parallèle aux fibres pour le chêne pédonculé et l’épicéa
La compression axiale, c’est-à-dire parallèle aux fibres, représente l’une des sollicitations les mieux supportées par le bois. Le chêne pédonculé développe une contrainte de rupture en compression axiale de 58 MPa, témoignant de sa robustesse structurelle. Cette performance le positionne comme un matériau de choix pour les éléments porteurs verticaux et les charpentes traditionnelles.
L’épicéa, essence résineuse largement utilisée en construction, présente des valeurs légèrement inférieures mais reste tout à fait adapté aux applications structurelles courantes. La différence entre ces deux essences s’explique principalement par leur densité respective et leur composition anatomique.
Résistance en traction perpendiculaire au fil du bois selon la norme EN 408
La traction perpendiculaire aux fibres constitue le point faible mécanique du bois, avec des valeurs caractéristiques particulièrement modestes. Selon la norme EN 408, cette résistance oscille généralement entre 0,4 et 0,6 MPa pour la plupart des essences, indépendamment de leur classification de résistance. Cette faiblesse intrinsèque nécessite des précautions particulières lors de la conception des assemblages et des détails constructifs.
Cette caractéristique s’explique par la
structure cellulaire du bois, organisée en couches et en parois collées entre elles par la lignine. Les efforts de traction perpendiculaires au fil sollicitent principalement ces interfaces, beaucoup plus fragiles que les fibres elles-mêmes. En pratique, cette faiblesse se manifeste au niveau des aboutages, des entailles ou des appuis concentrés, où des fissures peuvent se développer et se propager rapidement si les détails constructifs ne sont pas correctement dimensionnés.
Dans le dimensionnement selon l’Eurocode 5, on applique donc des valeurs de calcul très prudentes pour la traction perpendiculaire, et l’on privilégie des solutions constructives qui limitent ce type de sollicitation (plaque d’assemblage, ferrure, boulon ou connecteur métallique bien réparti). Pour vous, concepteur ou artisan, cela signifie qu’il faut toujours imaginer le chemin des efforts dans le bois et veiller à ce qu’ils restent, autant que possible, dans le sens des fibres.
Facteurs d’influence de l’humidité sur la résistance mécanique
L’humidité est l’un des facteurs les plus déterminants pour les propriétés mécaniques du bois. Plus le bois est humide, plus son module d’élasticité et sa résistance à la rupture diminuent, que ce soit en flexion, en compression ou en cisaillement. Entre un bois sec à 12 % d’humidité et le même bois proche de la saturation des fibres (environ 30 %), la résistance peut chuter de 30 % à 50 % selon l’essence et le mode de sollicitation.
Les études expérimentales montrent qu’au‑delà d’un certain seuil (souvent situé autour de 12 à 15 % d’humidité), chaque point de pourcentage supplémentaire peut entraîner une baisse de résistance de l’ordre de 5 à 10 %. C’est pourquoi l’Eurocode 5 introduit des classes de service en fonction de l’environnement (intérieur sec, intérieur humide, extérieur), associées à des coefficients de modification qui réduisent les valeurs de résistance en calcul. Pour un projet de structure bois durable, maîtriser le séchage initial, la protection contre l’eau liquide et la ventilation est donc aussi important que le choix de l’essence elle‑même.
Densité du bois et classification des essences forestières
La densité du bois constitue un indicateur central pour comprendre ses performances mécaniques et thermiques. Exprimée en kg/m³, elle correspond à la masse volumique du matériau à une teneur en eau donnée, généralement 12 % pour les données normalisées. Plus la densité est élevée, plus le bois est en général résistant, dur et rigide… mais aussi plus lourd et plus difficile à usiner.
Les essences forestières se classent ainsi depuis les bois très légers comme le balsa (≈ 160 kg/m³) ou certains peupliers, jusqu’aux bois tropicaux très denses comme l’azobé ou l’ipé (parfois plus de 1 000 kg/m³). Cette large gamme permet d’adapter précisément le matériau aux usages : bois légers pour l’isolation, bois moyens pour l’ossature, bois lourds pour les platelages, les appuis fortement sollicités ou les ouvrages hydrauliques.
Densité anhydre des résineux : pin sylvestre, sapin blanc et mélèze d’europe
Les résineux européens utilisés en structure présentent des densités modérées, qui expliquent leur excellent rapport résistance/poids. En conditions anhydres (bois totalement sec), la densité du pin sylvestre se situe typiquement entre 470 et 550 kg/m³, celle du sapin blanc entre 430 et 480 kg/m³, et celle du mélèze d’Europe autour de 550 à 650 kg/m³. À 12 % d’humidité, ces valeurs augmentent légèrement.
Cette densité relativement faible permet d’obtenir des éléments de grande portée avec un poids propre limité, ce qui simplifie le transport, la manutention et les fondations. En contrepartie, la résistance mécanique des résineux reste plus modeste que celle des feuillus durs à densité élevée. Pour compenser, on recourt fréquemment au bois lamellé‑collé, qui permet d’optimiser les sections et la qualité du matériau à partir de lamelles triées et classées mécaniquement.
Masse volumique des feuillus durs : hêtre commun, frêne et chêne rouvre
Les feuillus durs européens comme le hêtre commun, le frêne ou le chêne rouvre se distinguent par une masse volumique plus élevée que celle des résineux. À 12 % d’humidité, le hêtre affiche en moyenne 680 kg/m³, le frêne environ 720 kg/m³ et le chêne rouvre autour de 700 à 750 kg/m³ selon la provenance. Cette densité accrue se traduit par une meilleure résistance en flexion, en compression et en dureté superficielle.
Ces essences conviennent donc parfaitement aux structures sollicitées (poteaux, poutres, escaliers, planchers d’usage intensif) ainsi qu’aux aménagements intérieurs haut de gamme. Leur principal inconvénient demeure leur poids plus important, qui impose des sections parfois plus difficiles à manipuler sur chantier, ainsi qu’une usinabilité plus exigeante pour les outils. Pour vous, la clé consiste à arbitrer entre performances mécaniques, facilité de mise en œuvre et coût global du projet.
Corrélation entre densité basale et propriétés mécaniques du douglas
Le douglas illustre particulièrement bien la corrélation entre densité basale et propriétés mécaniques du bois. Des études menées sur des peuplements français et européens montrent qu’une augmentation de la densité basale (mesurée à l’état anhydre, en prenant en compte uniquement la matière solide) s’accompagne d’une hausse quasi linéaire du module d’élasticité longitudinal et des contraintes de rupture en flexion et en compression. Autrement dit : un douglas plus dense est, en moyenne, plus performant mécaniquement.
En pratique, cette corrélation est exploitée dans le classement mécanique des bois de structure, où la masse volumique mesurée par des méthodes non destructives (ultrasons, vibration, pesée couplée au volume) sert de prédicteur pour le module d’élasticité et la résistance. Pour vous, utilisateur final, cela signifie que des produits marqués C24, C30 ou davantage proviennent souvent de douglas de densité supérieure, sélectionnés à partir de ces relations densité‑performance.
Variabilité de la densité selon les conditions de croissance et le site forestier
La densité du bois n’est pas une valeur figée pour une essence donnée : elle varie en fonction des conditions de croissance, du site forestier et même de la position de la pièce dans la grume. Des sols pauvres ou des conditions climatiques plus rudes conduisent souvent à un accroissement plus lent et à des cernes plus serrés, ce qui augmente la proportion de bois tardif, plus dense, et donc la densité moyenne. À l’inverse, une croissance très rapide peut conduire à un bois plus léger, surtout dans les premières années de l’arbre (bois juvénile).
Au sein d’un même tronc, on observe généralement une densité plus faible au voisinage de la moelle, qui augmente vers le bois mature ou duramen. Les industriels et centres techniques comme le CRITT Bois exploitent ces variations en optimisant l’orientation des pièces, leur prélèvement (bille de pied, sur‑bille) et leur classement. Pour un projet de construction, il est donc judicieux de choisir des fournisseurs capables de garantir un approvisionnement régulier issu de forêts bien gérées et de procédés de tri homogènes.
Module d’élasticité et comportement déformationnel sous charge
Au‑delà de la résistance à la rupture, le comportement déformationnel du bois sous charge est piloté par son module d’élasticité. Ce paramètre, souvent noté E, décrit la raideur du matériau : plus le module est élevé, moins la pièce se déforme pour un même effort. Dans une poutre, par exemple, le module d’élasticité gouverne directement la flèche sous charge, un critère de confort et parfois de service aussi important que la résistance elle‑même.
Le bois étant orthotrope, on distingue un module d’élasticité longitudinal (dans le sens des fibres), nettement supérieur aux modules radiaux et tangentiels. Dans le dimensionnement selon l’Eurocode 5, c’est ce module longitudinal moyen qui est utilisé pour calculer les déformations instantanées, mais aussi pour estimer le fluage à long terme sous charges permanentes.
Module d’young longitudinal des bois de structure selon l’eurocode 5
L’Eurocode 5 s’appuie sur la norme NF EN 338 pour définir les classes de résistance des bois de structure, associant à chacune un module d’Young longitudinal moyen E0,mean. Pour les résineux, les classes C14 à C50 couvrent des modules moyens allant d’environ 7 GPa (C14) à 16 GPa (C50). La classe très répandue C24, utilisée pour de nombreux solivages et charpentes, présente un module moyen de 11 GPa.
Pour les feuillus, les classes D18 à D70 affichent des modules encore plus élevés, de 9,5 GPa jusqu’à 20 GPa en moyenne pour les bois les plus performants. Ces valeurs vous permettent d’estimer la raideur d’une poutre ou d’un poteau sans devoir tester chaque pièce. Les méthodes non destructives comme les essais vibratoires (type BING) ou ultrasonores (Sylvatest) fournissent justement une estimation rapide de ce module d’Young, qui peut ensuite être validée par des essais de flexion quatre points sur un échantillon représentatif.
Module de cisaillement et déformation angulaire dans les assemblages
Le cisaillement est souvent moins spectaculaire que la flexion ou la traction, mais il joue un rôle essentiel dans les assemblages et les zones d’appui. Le module de cisaillement, noté G, caractérise la relation entre contrainte de cisaillement et déformation angulaire. Dans la norme EN 338, la valeur moyenne Gmean pour les classes de résineux varie d’environ 0,44 GPa (C14) à 1,0 GPa (C50). Pour les feuillus, elle atteint jusqu’à 1,25 GPa en classe D70.
Concrètement, ce module de cisaillement intervient dans le calcul de la flèche des poutres à courte portée, dans la vérification des âmes de poutres en lamellé‑collé et surtout dans le comportement des assemblages à connecteurs (boulons, broches, vis, plaques dentées). Si l’on compare une poutre à un livre posé sur la tranche, le cisaillement correspond en quelque sorte au glissement relatif entre les pages : plus le module de cisaillement est élevé, plus le bloc se comporte de manière solidaire, sans déformation angulaire excessive.
Coefficient de poisson et déformation transversale des fibres ligneuses
Le coefficient de Poisson décrit la manière dont un matériau se contracte dans une direction lorsqu’il est étiré dans une autre. Pour le bois, ce coefficient est lui aussi directionnel : un allongement dans le sens longitudinal s’accompagne d’une contraction radiale et tangentielle, avec des valeurs de Poisson typiques de l’ordre de 0,02 à 0,05 selon les directions considérées. Ces valeurs restent modestes mais ne sont pas négligeables lorsqu’on cherche à comprendre le comportement tridimensionnel des pièces massives.
À l’échelle microscopique, cette déformation transversale est liée à la structure en faisceaux de fibres et à l’angle des microfibrilles dans la couche S2 des parois cellulaires. Plus cet angle est élevé, plus le bois se déforme facilement, ce qui se traduit par un module d’élasticité plus faible et une sensibilité accrue au fluage. Pour vous, cette notion reste surtout utile dans les cas de calcul avancé (modélisation numérique, éléments finis), ou pour analyser des pathologies telles que les fissures de retrait ou les déformations différentielles entre directions radiale et tangentielle.
Fluage du bois lamellé-collé sous charge permanente
Comme la plupart des matériaux organiques, le bois présente un phénomène de fluage : soumis à une charge permanente, il continue à se déformer progressivement dans le temps, même si la contrainte reste constante. Ce comportement est particulièrement marqué pour les éléments en bois lamellé‑collé, souvent utilisés sur de grandes portées et soumis à des charges permanentes importantes (toitures, planchers de locaux techniques, etc.).
Dans l’Eurocode 5, le fluage est pris en compte via des coefficients de déformation finale (kdef) qui dépendent de la classe de service et du type de produit. En classe de service 1 (intérieur sec), la déformation différée d’une poutre peut représenter 50 % à 100 % de la déformation instantanée ; en classe de service 3 (extérieur exposé), elle peut la dépasser largement. Pour vous assurer d’un confort durable (flèches limitées, niveaux horizontaux préservés), il est donc essentiel d’anticiper ce fluage dès la phase de conception, en dimensionnant des sections un peu plus généreuses et en limitant les charges permanentes inutiles.
Caractérisation anatomique et influence sur les propriétés mécaniques
Les propriétés mécaniques du bois sont intimement liées à son anatomie. La distinction entre bois juvénile et bois mature, la proportion de bois de réaction, l’épaisseur des parois cellulaires ou encore l’angle des microfibrilles influencent directement la densité, le module d’élasticité et la résistance à la rupture. Dans les premières années de croissance, l’arbre produit un bois juvénile plus léger, moins riche en cellulose structurale et présentant un angle de microfibrilles plus élevé, ce qui se traduit par des modules d’élasticité plus faibles.
Des travaux comme ceux de K. Borst ont montré qu’une augmentation de l’angle des microfibrilles dans la couche S2 provoque une diminution significative du module longitudinal. Au sein d’une même grume, les essais de flexion sur bois feuillus mettent en évidence une baisse pouvant atteindre 30 % des résistances au voisinage de la moelle et dans les parties hautes de l’arbre, là où la proportion de bois juvénile et de bois de réaction est plus importante. Pour la construction, cela signifie que le choix de la zone de prélèvement dans le tronc et le tri anatomique (exclusion des zones trop juvéniles) peuvent améliorer sensiblement la fiabilité mécanique des pièces d’œuvre.
Méthodes d’essais normalisées et techniques de mesure
La caractérisation des propriétés mécaniques du bois repose sur un ensemble de méthodes d’essais normalisées qui garantissent la comparabilité des résultats. Les normes NF EN 408 et NF EN 338 définissent, par exemple, les procédures d’essai en flexion, traction, compression et cisaillement sur éprouvettes de dimensions précises, ainsi que les critères de validité des mesures. Ces essais destructifs sont réalisés sur des machines de traction‑compression instrumentées, capables de mesurer les efforts et les déplacements avec une grande précision.
En parallèle, des méthodes non destructives se sont largement développées pour le classement industriel des bois de structure. Les méthodes vibratoires (type BING) consistent à exciter longitudinalement une pièce et à analyser la fréquence propre mesurée par un accéléromètre, ce qui permet de déduire le module d’élasticité. Les techniques acousto‑ultrasoniques, telles que le Sylvatest, reposent sur la mesure de la vitesse de propagation des ondes dans la matière. Les études menées par des organismes comme le CRITT Bois montrent une bonne corrélation entre les modules obtenus par ces méthodes et ceux mesurés en flexion quatre points, avec un écart‑type parfois plus faible pour les méthodes vibratoires, mieux adaptées à une utilisation en flux industriel.
Applications structurelles et classes de résistance du bois d’œuvre
Dans la pratique de la construction, les propriétés mécaniques du bois sont synthétisées sous forme de classes de résistance qui simplifient le travail des concepteurs. Pour les résineux, les classes C14 à C50 regroupent des ensembles de valeurs caractéristiques de résistance en flexion (fm,k), traction (ft,0,k), compression (fc,0,k), cisaillement (fv,k), ainsi que les modules d’élasticité et la masse volumique. Pour les feuillus, les classes D18 à D70 suivent la même logique, avec des niveaux de performance généralement plus élevés.
Concrètement, un bois classé C24 garantit, par exemple, une résistance caractéristique en flexion de 24 MPa et un module moyen de 11 GPa, suffisant pour la majorité des charpentes et planchers courants. Pour des ouvrages plus exigeants (portées importantes, charges concentrées, environnement agressif), on pourra se tourner vers des classes supérieures (C30, D35, D40, voire plus) ou vers des produits reconstitués comme le lamellé‑collé ou le bois densifié. L’enjeu, pour vous, est de choisir la classe juste suffisante pour assurer la sécurité et la durabilité, sans surdimensionner inutilement les sections.
Enfin, ces classes de résistance s’articulent avec les classes d’emploi définies par la norme NF EN 335, qui prennent en compte les risques biologiques (insectes, termites, champignons, térébrants marins) en fonction de l’exposition à l’humidité. Associer une essence adaptée, une classe de résistance appropriée et une classe d’emploi bien choisie, c’est donner à votre projet bois toutes les chances de rester performant et pérenne, tout en tirant parti de la formidable diversité des propriétés mécaniques du matériau bois.